L’UMP et le FN vs le PS et le Front de Gauche, quelle différence ?
La grande force du Parti Socialiste, c’est d’avoir réussi à faire passer dans l’opinion que l’union entre le FN et l’UMP serait plus honteuse que le rapprochement entre le PS et le Front de Gauche.
Par le Parisien Libéral.
La grande force du Parti Socialiste, c’est d’avoir réussi à faire passer dans l’opinion que l’union entre le FN et l’UMP serait plus honteuse que le rapprochement entre le PS et le Front de Gauche.
Entendons nous bien, il ne s’agit pas de pouvoir réhabiliter la fille à papa de Saint Cloud. Ni son programme protectionniste et ultra-étatiste, ni le background idéologique de l’extrême droite ne sont susceptibles de séduire les centristes, libéraux démocrates.
Mais le FN n’est-il pas à la droite de l’UMP ce que le Front de Gauche est à la gauche du PS ?
Longuet veut discuter avec la fille à papa de Saint Cloud, mais Hollande, Aubry et Montebourg ne refusent pas de serrer la main de Melenchon.
Le FN est l’héritier d’une idéologie qui a conduit l’Europe au bord de l’abime, mais le Front de Gauche, qui affiche ses valeurs communistes, également ! Le communisme réel, en application, n’a pas été une promenade de santé social ou de démocratie réformiste. Il s’est agit de goulag, de miradors et de surveillance généralisée. Où sont les excuses des communistes pour le soutien à des régimes criminels, encore jusqu’à aujourd’hui ?
L’argument selon lequel le parti de la fille à papa de Saint Cloud est la droite la plus extrême ne tient même pas, puisqu’il existe des partis à la droite du FN, tout comme il y a des partis à la gauche du Front de Gauche.
Les deux Fronts, de Gauche ou National, partagent la même haine, la même recherche de bouc émissaires et les mêmes méthodes. Donc si Mélenchon est un interlocuteur valable pour le PS, pourquoi la fille à papa de Saint Cloud ne le serait-elle pas pour l’UMP ?
Seule solution pour sortir de ce piège : dénoncer les extrêmes, TOUS les extrêmes, de Gauche aussi bien que National.
Souce : Contrepoints.org
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05 2012
Brice Hortefeux: «L’UMP a besoin d’une droite forte»
INTERVIEW – Proche de Nicolas Sarkozy depuis toujours, ancien ministre (notamment de l’Intérieur), Brice Hortefeux dresse le bilan de la présidentielle perdue et s’organise pour la suite.
LE FIGARO.- Quelles sont, selon vous, les causes de la défaite de Nicolas Sarkozy?
Brice HORTEFEUX.- La première cause est le réflexe d’alternance. Les socialistes n’avaient pas su gagner une présidentielle depuis 1988 – soit l’équivalent d’une génération. Et cela faisait dix ans que la droite était au pouvoir. C’est un cycle très long dans une démocratie moderne.
Mais Nicolas Sarkozy avait l’air convaincu de pouvoir «créer la surprise». C’était trop optimiste?
Il n’est pas passé loin de l’exploit. Sa défaite me rappelle un principe simple que Valéry Giscard d’Estaing m’avait énoncé il y a plusieurs années: «La crise crée l’alternance.» Je constate aussi une caractéristique de notre pays depuis cinquante ans: celui qui exerce la réalité du pouvoir n’est jamais reconduit. Valéry Giscard d’Estaing a été battu en 1981. Édouard Balladur et Lionel Jospin, premiers ministres de cohabitation, ont, eux aussi, été battus. Seul le général de Gaulle avait été reconduit en 1965 avec une majorité sortante, mais il n’avait pas été élu la première fois au suffrage universel direct.
Vous ne mentionnez pas l’antisarkozysme…
Cette explication est courte, classique et fausse. Face à la crise, beaucoup de gouvernements européens n’ont même pas pu aller jusqu’au bout de leurs mandats. Ce fut le cas en Grèce, au Portugal et en Italie. Les autres ont connu des échecs cinglants dans les urnes, comme en Espagne et au Royaume-Uni. Je pense, bien au contraire, que l’action et la personnalité de Nicolas Sarkozy nous ont permis d’obtenir le meilleur score d’un gouvernement sortant en Europe.
Quelles leçons tirez-vous de cette campagne?
Dans ce débat sur les frontières, nous avons mesuré l’angoisse identitaire et économique face à la mondialisation. Au-delà, trois observations utiles pour l’avenir doivent être formulées. D’abord, une proportion importante de Français a le sentiment de vivre une «intrusion culturelle» qui les inquiète. Ils ressentent aussi l’Europe comme lointaine, tatillonne, construite sans eux et donc illégitime. Enfin, à leurs yeux, la zone euro a surtout pour effet de créer des files de chômeurs… Nous devons impérativement répondre à ces besoins de protection.
L’axe de campagne désigné comme trop droitier ne vous a-t-il pas fait perdre des voix au centre?
Nicolas Sarkozy ne s’est pas adressé à telle ou telle catégorie partisane, mais au peuple de France. Et la réalité est simple: ce n’est pas tant le centre que l’attitude de Marine Le Pen qui a permis le succès de la coalition PS-Front de gauche-Verts.
Nicolas Sarkozy a-t-il définitivement abandonné la politique?
Il a clairement dit, le 6 mai au soir, qu’il entendait être «un Français parmi les Français». Il appartient désormais à l’histoire de juger son action, et je suis sûr qu’elle lui rendra justice. Ses initiatives ont permis d’éviter aux Français ce que connaissent nombre de nos voisins européens: augmentation de la fiscalité, gel des salaires, baisse des pensions de retraite… J’observe que quelques heures après le résultat, un Français sur deux considérait déjà qu’il avait été un bon président. Et cela ne fait que commencer… Avec des élus de toutes générations qui en ont manifesté ou manifesteront le souhait, nous organisons une Association des amis de Nicolas Sarkozy. C’est une démarche affective et non politique, qui a pour objet de défendre à l’avenir les valeurs qu’il a portées.
Jean-François Copé a encouragé la création de mouvements au sein de l’UMP. Souhaitez-vous en lancer un?
Je crois que l’UMP a besoin d’une «droite forte» qui défende des idées à la fois populaires et sociales.
L’UMP sort-elle affaiblie ou renforcée de cette élection?
Tout au long de ces semaines de campagne, l’UMP a démontré, grâce à Jean-François Copé et à ses équipes, sa capacité d’organisation et de mobilisation. C’est à l’évidence un atout pour l’avenir. Grâce à l’énergie de Jean-François Copé, la responsabilité de François Fillon et la sagesse d’Alain Juppé, notre famille démontre son unité. Pas une seule voix ne s’est fait entendre pour la remettre en question. Au sein de notre famille, plutôt que de juxtaposer les contradictions, nous additionnons les complémentarités.
Que pensez-vous des premiers pas de François Hollande?
Ses premiers pas ne nous conduisent pas sur le bon chemin. Il annonce des mesures fiscales immédiates en cas de succès aux législatives, comme la fin des déductions pour l’emploi à domicile et de l’exonération des heures supplémentaires, la refiscalisation des successions pour les petits et moyens patrimoines… Que personne ne s’y trompe, ces mesures fiscales prélevant 28 milliards sur les entreprises et 14 sur les ménages seraient prises sans délai.
Selon Claude Guéant, «la cohabitation est contraire à l’esprit de la Ve République». Faut-il l’éviter?
Au-delà des principes que Claude Guéant a rappelés, ce qui prime aujourd’hui, c’est le choix d’une politique par les urnes. Le programme du PS nous conduirait inéluctablement à un appauvrissement général.
Source : Le Figaro
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05 2012
Sarkozy invite ses ministres à être fiers de leur action
Ils sont sortis en ordre dispersé, comme ils le font à chaque fois. Certains se sont éternisés dans la cour de l’Élysée. D’autres ont rejoint rapidement leur voiture sans un mot. Ainsi, le ministre de l’Industrie, l’ancien socialiste Éric Besson, n’a pas traîné. Mais Nadine Morano a joué les prolongations, ne se lassant pas de montrer aux journalistes le petit chevalet en carton sur lequel est inscrit son nom et que le président sortant venait de signer: «Avec mon affection, Nadine.» Un trésor que la ministre de l’Apprentissage, bientôt grand-mère, compte garder précieusement et qu’elle léguera à ses enfants.
Mercredi matin s’est tenu le tout dernier Conseil des ministres du quinquennat. Un Conseil d’une bonne heure, bien plus long que ceux de ces dernières semaines. Au cours de la réunion, François Fillon a dressé le bilan du quinquennat. «L’engagement principal de Nicolas Sarkozy en 2007 a été tenu» et «cet engagement, c’était de remettre la France en mouvement», a-t-il martelé. Fillon, qui remettra ce jeudi la démission de son gouvernement au président sortant, a aussi souligné sa «fierté» d’avoir travaillé durant cinq ans sous l’autorité de Sarkozy et son «affection» pour lui.
Dans la foulée, le président sortant a pris la parole. «Le climat était apaisé», assure le secrétaire d’État au Commerce extérieur Pierre Lellouche. «Le discours que Nicolas Sarkozy a tenu a été à l’image de celui qu’il avait fait dimanche, à la Mutualité», confirme Benoist Apparu. Sarkozy a délivré des messages d’encouragement à l’équipe gouvernementale, les invitant à ne pas vivre cette journée comme un moment «triste». «Soyez fiers de ce que nous avons fait ensemble. Je pense que l’Histoire nous donnera raison», leur a-t-il lancé. Tout en souhaitant «bonne chance» à François Hollande, il a voulu minimiser sa défaite de dimanche. Dans une pirouette dont il a le secret, il a lancé: «Depuis dimanche soir, j’ai l’impression que 100 % des Français ont voté pour moi parce que tout le monde m’acclame. C’est dommage qu’il y ait eu un problème.»
Des membres du gouvernement très émus
Plus largement, Sarkozy a invité l’équipe gouvernementale à faire preuve de ténacité dans cette épreuve et a mis en garde contre ces politiques «trop tristes dans la défaite, trop joyeux dans la victoire». «Le succès, c’est la lumière, c’est le soleil qui écrase tout. Mais c’est dans l’épreuve que l’on reconnaît les vraies personnalités», a-t-il argumenté en faisant valoir qu’il avait lui-même connu «plus de défaites que de victoires». Comme il l’a fait si souvent au cours de son quinquennat, Sarkozy a invité les ministres à s’occuper de leur famille, parce que «dans la vie politique, ce sont elles qui souffrent le plus».
Après ces mots, les ministres se sont levés et ont applaudi leur président. Ils ont bu un verre, ont demandé à Nicolas Sarkozy de signer le petit chevalet qu’ils retrouvaient chaque semaine posé à leur place sur la longue table du salon Murat. Ils ont ensuite descendu les marches du perron de l’Élysée, où les attendaient de nombreux journalistes. Alain Juppé est sorti le dernier, vingt minutes après la fin du Conseil. De quoi ont parlé le ministre des Affaires étrangères et le président sortant? «Pas de souvenirs mais de projets», a répondu Juppé dans un sourire.
Mercredi, les membres du gouvernement étaient bien sûr très émus. Mais, suivant à la lettre les dernières consignes de leur président, ils ont tous fait bonne figure. Y compris cette ministre qui, mardi, la veille du Conseil, avait craqué et sangloté dans sa voiture.
Source : Le Figaro






